The Shining

The Shining, Stephen King
Éditions Anchor Books, 674 pages, 2012

Jack Torrance’s new job at the Overlook Hotel is the perfect chance for a fresh start. As the off-season caretaker at the atmospheric old hotel, he’ll have plenty of time to spend reconnecting with his family and working on his writing. But as the harsh winter weather sets in, the idyllic location feels ever more remote… and more sinister. And the only one to notice the strange and terrible forces gathering around the Overlook is Danny Torrance, a uniquely gifted five-year-old.

15/20

Jack Torrance thought: Officious little prick.

C’est sur ces mots que s’ouvre le roman, dont le début a pour cadre un entretien de recrutement tendu entre Jack Torrance et le détestable Stuart Ullman. Car oui, The Shining frappe fort, et tout de suite.

Il faut dire que c’est un peu la dernière chance pour Jack, car bien qu’intelligent et cultivé, il a un tempérament sanguin et autodestructeur. C’est d’ailleurs ce qui lui a coûté son précédent poste d’enseignant dans une école du Vermont, et qui lui a fait frôler la catastrophe lors d’une beuverie de trop. Sobre depuis peu, il essaye de recoller les morceaux avec sa femme, Wendy, et leur fils de cinq ans, Danny.

Proposé par un ami (et ex-compagnon de débauche), le poste semble simple : assurer le gardiennage d’un luxueux établissement du Colorado, l’Overlook Hotel, pendant la saison creuse de fin d’année. Ullman est réticent à embaucher Jack, et ce dernier est contraint de postuler à cause de sa situation financière. Mais après tout, pourquoi pas ? Les longues soirées d’hiver pourraient être l’occasion pour Jack de reprendre l’écriture de sa pièce de théâtre, et de renforcer la cohésion familiale.

Cependant, une fois sur place, le trio est rapidement confronté à d’étranges manifestations. Globalement réussies, même si certaines sont un peu désuètes, elles suscitent des réactions différentes de la part des personnages. Le jeune Danny est particulièrement perturbé, d’autant plus qu’il possède le don du shining qui le rend extralucide. À l’opposé, Jack est dans le déni, mettant cela sur le compte des épreuves des derniers mois. Au centre, Wendy adopte la posture la plus rationnelle et s’appuie sur son instinct maternel. La paranoïa s’installe progressivement : mais qui a raison ?

L’ambiguïté se lève (un peu vite), mais le malaise persiste. Il se manifeste par les visions cauchemardesques de Danny, victime de sa clairvoyance, ainsi que par des plongées dans l’esprit malade du père de famille. La description de ces états est l’une des grandes forces du roman, et on a aussi parfois accès aux pensées des personnages grâce à un procédé d’écriture bienvenu. Mieux encore, une dualité se met alors en place entre l’apparence des choses et leur essence véritable, conférant plusieurs facettes à l’ensemble. Différentes couches, dont les écrits de Jack, se superposent pour former un tout inextricable, aboutissant à une vérité multiple, mêlant passé, présent et futur.

Ce troisième roman est aussi l’occasion pour l’auteur d’aborder des thèmes qui deviendront récurrents dans ses publications ultérieures. On y trouve l’enfance, avec Danny qui est contraint de grandir trop vite, les addictions, qui renvoient aux propres difficultés qu’a connues King, ainsi que l’écriture. Bien sûr, l’horreur caractéristique de la plupart des romans de King est bien présente, mais The Shining est aussi empreint d’une profonde tristesse. Elle touche cette famille qui n’arrive pas à être heureuse, alors qu’elle possède tout pour l’être, et surtout Jack qui, tel un damné, est prisonnier de sa mémoire généalogique et porte une blessure narcissique. Ce roman n’a pas de tare véritable, si ce n’est un manque de constance dans la tension narrative, qui est un peu en dents de scie. En contrepartie, plusieurs surprises sont disséminées et ajoutent du sel à l’ensemble.

En somme, un bon King.

Once, during the drinking phase, Wendy had accused him of desiring his own destruction but not possessing the necessary moral fiber to support a full-blown deathwish. So he manufactured ways in which other people could do it, lopping a piece at a time off himself and their family. Could it be true? 

23 réflexions sur “The Shining

  1. Je n’ai jamais lu ce livre, mais j’ai vu le film quand j’étais au lycée dans le cadre des cours et franchement, cela m’a traumatisé ! ce n’est pas du tout un auteur pour moi 😦

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