Aldobrando

Aldobrando, Critone & Gipi
Éditions Casterman, 208 pages, 2020

Laisse tomber l’épée !
Tu as tes deux bras, ces pattes de merle !
Tu te souviens de ce que je t’ai enseigné ?
Ta seule fortune est d’avoir un maître !
Alors cours !
Cours, Aldobrando.
Trouve l’Herbe du loup !
Quitte la maison.
Cours le monde.
Comme c’est écrit dans le Grand Manuel.

15/20

Aldobrando, héros éponyme de cette bande dessinée, est confié alors qu’il n’est encore qu’un nourrisson à un maître sorcier. En effet, son père se sait perdu, et il remet la vie son enfant entre les mains de cet homme qui a une dette envers lui. Quelques années après, nous retrouvons Aldobrando en compagnie de cet individu qui tente de lui apprendre à fabriquer une potion. Mais notre jeune homme commet une erreur, suite à laquelle son mentor est grièvement blessé à l’œil. Aldobrando doit donc lui trouver au plus vite une herbe médicinale s’il souhaite lui sauver la vie. Lors de son périple, il rencontrera de nombreux personnages ; il va lui arriver beaucoup de mésaventures. Grâce à ses divers déboires, qu’il devra parfois surmonter au péril de son existence, il découvrira ce qu’est la vie une fois sorti de la maison de son instructeur et de ses alentours, lieux où il a toujours vécu…

Avec Aldobrando, nous sommes en présence d’un récit apprentissage : le héros, jeune, est assez naïf au début de l’ouvrage. À travers les péripéties qu’il va devoir affronter et les évènements auxquels il va devoir faire face, il va se forger une personnalité. D’ailleurs, dès le début de son périple, les choses commencent mal, puisqu’il devient l’écuyer d’un homme qui n’est pas celui qu’il prétend être. Même s’il semble parfois ne pas comprendre ce qui l’entoure et s’étonne de ce qu’il découvre au fur et à mesure de son cheminement, Aldobrando reste tout du long un personnage sympathique et profondément bon. Nous assistons à son parcours avec un œil bienveillant, tout en étant à certains moments très choqués du comportement des autres protagonistes – je pense par exemple au roi qui est prêt à sacrifier sa fille adoptive (qu’il a épousée). Quant à ses adjuvants, ils sont quelque peu inattendus – à l’instar de Beniamino, Lesemeurdemort. Je n’oublie pas la princesse, qui a un rôle très important dans cet ouvrage, ni la servante de cette dernière. La conclusion de cette œuvre fut, pour ma part, aussi imprévisible que satisfaisante, notamment grâce à la morale qu’elle véhicule.

Réalisés à l’aquarelle, il y a également tout un jeu de couleurs et de lumières dans les dessins de Luigi Critone. Ils participent entièrement à l’histoire, car ils contribuent en grande partie à créer l’ambiance qui se dégage de ce récit. Les dessins des paysages sont très beaux, et il est parvenu à retranscrire les émotions des personnages dans leurs traits.

Aldobrando fut donc une excellente lecture. Cette bande dessinée nous relatant l’épopée de ce héros qui n’en est pas tout à fait un m’a séduite du début à la fin. En effet, que ce soit la première page, où Aldobrando est abandonné par son père, ou la dernière, on ne peut qu’être touchés par ses aventures. Un ouvrage à lire et à faire découvrir !

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